Egidio — Laboratoire des menaces · Guide RH / PME · v1.0 · Juillet 2026 · Licence CC BY 4.0 · egidio.app/laboratoire/profils-exposition/actif-surcharge/
Ce n'est pas un manque de vigilance
Un salarié ou un indépendant qui tombe dans une fausse facture n'est pas moins formé que les autres. Face à des centaines de notifications par jour, le cerveau adopte un traitement automatique — on reconnaît un format familier et on agit sans lecture attentive. C'est une adaptation rationnelle à la surcharge, pas une négligence à corriger par plus de formation seule.
Les scénarios les plus fréquents
Le faux mail professionnel urgent
Un message imitant Teams, Outlook ou un outil interne, réclamant une validation ou une reconnexion urgente — glissé dans le flux normal de la journée.
La fausse facture à valider
Un email au format identique à ceux traités quotidiennement, demandant la validation d'un paiement ou la mise à jour de coordonnées bancaires.
La fausse facture fournisseur
Un message imitant un fournisseur réel, réclamant une mise à jour de coordonnées bancaires ou le règlement d'un montant modifié.
Le faux client pressé
Une urgence fabriquée qui pousse à traiter un devis ou un acompte sans les vérifications habituelles.
Les règles qui protègent vraiment
Ralentir spécifiquement sur les demandes financières
Un automatisme de tri est efficace pour la plupart des messages — la seule exception à marquer systématiquement est toute demande financière ou d'identifiants, même urgente.
Vérifier l'expéditeur exact, jamais le nom affiché
Le nom affiché dans un email peut être falsifié — un coup d'œil à l'adresse complète suffit souvent à démasquer l'imitation.
Aucun changement de coordonnées bancaires par simple message
Un fournisseur ne change jamais ses coordonnées de paiement par email seul — un appel au numéro habituel, jamais celui indiqué dans le message, confirme ou infirme en une minute.
Pour les indépendants et TPE : la ligne professionnelle
Un seul téléphone qui porte deux vies — la personnelle et celle de l'activité — double la surface d'attaque sans doubler la vigilance. Séparer les deux usages via le double SIM, puis protéger les deux lignes au même niveau, réduit ce risque structurellement. Voir Double SIM pro/perso.
À retenir
Les fraudeurs n'ont pas besoin de vous connaître. Les statistiques vous connaissent déjà. Ce n'est pas la vigilance de l'équipe qui est en cause — c'est un volume de sollicitations qu'aucun cerveau ne peut lire une à une, sans filtre en amont.
Pour les RH et dirigeants
Le geste le plus utile n'est pas un rappel de prudence générique — c'est de normaliser la vérification comme un réflexe collectif : rappeler qu'un doute mérite toujours une question posée à voix haute avant d'agir, sans crainte de ralentir le rythme. Ce guide est librement partageable en interne, sans email requis.
Comment citer cette publication
Egidio, Laboratoire des menaces, « Guide RH / PME », v1.0, 2026, egidio.app/publications/guide-rh-pme/
Note de rigueur. Ce guide dérive les profils L'actif surchargé et L'indépendant, et la page Double SIM pro/perso (Gloria Mark/UC Irvine ; Whelan et al., University of Galway). Aucun nouveau chiffre n'est introduit ici. C'est l'amorce B2B (roadmap V5) : distribué librement, jamais vendu. Licence CC BY 4.0.
Pour aller plus loin
Egidio — Laboratoire des menaces, « Guide RH / PME — Protéger les équipes très sollicitées et les indépendants », egidio.app/publications/guide-rh-pme/. Licence CC BY 4.0.
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